Visibilité et impact des publications : renforcer la recherche africaine dans l’écosystème mondial des connaissances
Le 15 avril 2026, le NASAC, en partenariat avec Taylor & Francis Group et TCC Africa, a organisé une réunion virtuelle sur le thème « Visibilité et impact des publications : renforcer la recherche africaine dans l’écosystème mondial des connaissances ». L’événement a réuni plus de 220 participants, notamment des chercheurs, universitaires, leaders scientifiques et acteurs des politiques publiques de toute l’Afrique, témoignant de l’élan croissant visant à renforcer la visibilité, l’accessibilité et l’impact mondial de la recherche africaine.
La réunion a été officiellement ouverte par la Présidente du NASAC, la Professeure Ekanem Braide, qui a souligné que cette initiative avait été conçue comme une plateforme éducative offrant des perspectives pratiques, inclusives et adaptées aux différents contextes de recherche en Afrique. Elle a indiqué que, bien que les pays africains diffèrent en termes de capacités et de ressources, ils partagent des défis communs qui nécessitent une réflexion collective et une action coordonnée. Elle a également mis en avant l’importance d’une compréhension équilibrée de l’écosystème mondial de l’édition scientifique, notamment en ce qui concerne les questions d’accès, d’équité, d’éthique et de visibilité de la recherche.
MOT DE LA PRESIDENTE
Chers collègues et partenaires,
Bienvenue dans l’édition de juin 2026 du Bulletin électronique du NASAC.
Cette édition reflète l’engagement continu du NASAC à renforcer les systèmes scientifiques en Afrique, à promouvoir la collaboration entre les académies et les parties prenantes, et à accroître la visibilité ainsi que l’impact de la recherche africaine sur la scène mondiale.
L’article principal de ce numéro est consacré au webinaire du NASAC sur la visibilité et l’impact des publications, qui a réuni chercheurs, experts de l’édition et responsables scientifiques afin d’explorer des stratégies concrètes pour accroître l’accessibilité, la portée et l’influence des travaux scientifiques africains. Les discussions ont souligné l’importance d’écosystèmes solides de recherche, de pratiques éditoriales éthiques et du renforcement durable des capacités pour faire progresser la contribution scientifique de l’Afrique aux connaissances mondiales.
Nous rendons également compte dans ce numéro de la session inaugurale de la série 2026 des wébinaires Initiative de Développement des Académies (ADI), consacrée à la promotion de la collaboration et des partenariats entre les académies africaines des sciences. La session a mis en évidence la valeur des cadres de partenariat structurés, de l’établissement de la confiance, de la mobilisation des ressources et d’un leadership efficace comme moteurs essentiels d’une collaboration durable et porteuse d’impact.
En outre, cette édition présente une étude marquante de l’Academy of Science of South Africa (ASSAf) présentant la chaleur extrême comme une menace croissante pour la santé liée au climat dans la région de la Communauté de Développement de l’Afrique Australe (SADC). Les conclusions soulignent l’urgence de mettre en place des mesures d’adaptation coordonnées et des politiques fondées sur des données probantes afin de protéger les communautés vulnérables contre les impacts croissants du changement climatique.
Nous sommes également heureux de célébrer la remarquable réussite du Professeur Vasey Mwaja de l’Académie nationale des sciences du Kenya, qui a reçu le Prix de Réalisation de Carrière des Anciens de l’ACES 2026 en reconnaissance de ses contributions exceptionnelles à la science, à l’agriculture, à l’innovation et au développement des capacités.
Enfin, nous donnons des nouvelles de la Mauritius Academy of Science and Technology (MAST), notamment la constitution de son Bureau pour le mandat 2026–2028. Cette étape importante renforce le leadership et l’orientation stratégique de l’Académie dans sa mission de promotion de la science et de l’innovation à Maurice et au-delà.
Comme toujours, le NASAC demeure résolument engagé à promouvoir l’excellence scientifique, à renforcer les partenariats entre les académies africaines des sciences et à faire progresser le rôle de la science dans l’élaboration des politiques publiques et le développement durable à travers le continent.
Cordialement,
Prof. Ekanem Braide
Présidente, NASAC
NASAC
PROMOUVOIR LA COLLABORATION ET LES PARTENARIATS ENTRE LES ACADÉMIES DES SCIENCES EN AFRIQUE
Le NASAC a organisé la première session de sa série 2026 de l’Initiative de Développement des Académies (ADI) le 30 avril 2026, consacrée au renforcement de la collaboration et des partenariats entre les académies des sciences en Afrique. La session a réuni des participants de tout le continent et d’ailleurs afin d’explorer des approches pratiques pour bâtir des partenariats institutionnels efficaces.
La présentation principale du Professeur Irvy (Igle) Gledhill a mis l’accent sur les cadres de collaboration structurés, l’établissement de la confiance, le leadership, la mobilisation des ressources et les principes de gestion de projet. Les discussions ont souligné l’importance pour les académies des sciences de collaborer efficacement avec les gouvernements et le secteur privé tout en préservant leur indépendance et leur crédibilité. Les participants ont également partagé leurs expériences concernant le maintien des partenariats, le dépassement des contraintes de financement et le renforcement de la coopération institutionnelle
L’étude de l’ASSAf met en lumière la chaleur extrême comme une menace urgente pour la santé et le climat dans la région SADC
L’Academy of Science of South Africa (ASSAf) a publié une étude consensuelle de référence identifiant la chaleur
extrême comme un risque majeur et croissant pour la santé, lié au climat, dans la région de la SADC. Le rapport met en évidence les effets en cascade de la chaleur sur les systèmes de santé, la sécurité alimentaire, les ressources en eau et les moyens de subsistance, affectant particulièrement les populations vulnérables et les travailleurs en extérieur.
L’étude appelle à un renforcement de la coordination régionale, à une meilleure planification de l’adaptation climatique et à une action politique urgente afin de renforcer la résilience de l’Afrique australe face à l’accélération du changement climatique.
Kenya National Academy of Science (KNAS)
La Kenya National Academy of Science (KNAS) félicite le Professeur Vasey Mwaja pour l’obtention du Prix de Réalisation de Carrière des Anciens de l’ACES 2026 décerné par l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign.
Cette distinction récompense ses contributions exceptionnelles à l’agriculture, aux politiques scientifiques et à l’innovation en Afrique et dans le monde. Sa brillante carrière comprend des fonctions de direction au sein d’institutions scientifiques nationales et internationales, d’organes consultatifs et de programmes de recherche, reflétant un engagement de toute une vie en faveur de l’avancement de la science au service du développement durable.
BUREAU DU MAST 2026–2028
La Mauritius Academy of Science and Technology (MAST) a annoncé la composition de son nouveau Conseil pour le mandat 2026–2028 à l’issue de sa réunion du Conseil tenue le 12 mai 2026. Cette nouvelle équipe dirigeante orientera la stratégie de l’Académie et renforcera son rôle dans la promotion de la science et de la technologie au bénéfice de la société.
Le NASAC félicite le nouveau Conseil et se réjouit de poursuivre sa collaboration pour faire progresser la science à travers l’Afrique.
L’ASCAD A ORGANISE UN SÉMINAIRE INTERNATIONAL SUR L’EAU ET LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE EN CÔTE D’IVOIRE
L’Académie des Sciences, des Arts, des Cultures d’Afrique et des Diasporas Africaines (ASCAD) a organisé ce Séminaire International les 2 et 3 juin 2026 à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA) à Abidjan, Côte d’Ivoire. Sous le thème « Eau et sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire pour le développement durable », le séminaire a réuni chercheurs, décideurs, praticiens et acteurs du développement afin d’examiner les liens essentiels entre la gestion des ressources en eau et la sécurité alimentaire.
Les participants ont discuté des défis croissants auxquels sont confrontés les systèmes agricoles en Côte d’Ivoire et dans l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest, notamment la variabilité climatique, la croissance démographique et l’augmentation de la demande alimentaire. Les échanges ont mis en évidence la nécessité d’approches intégrées, participatives et durables de la gouvernance de l’eau pour renforcer la résilience agricole et soutenir durablement la sécurité alimentaire.
Le séminaire a également exploré des stratégies visant à améliorer la gouvernance de l’eau, à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à identifier des solutions innovantes aux défis liés au climat. Les contributions provenaient des sciences sociales, naturelles et exactes, ainsi que des arts, de la culture et des sciences humaines.
Grâce à cette initiative, l’ASCAD a réaffirmé son engagement à promouvoir le dialogue scientifique et les solutions fondées sur des données probantes pour soutenir le développement durable en Côte d’Ivoire et à travers l’Afrique.
Sous les feux de la rampe
Une seule voix pour la science africaine : Réflexions issues de l’AMASA 2025
Dr. Natisha Dukhi partage son expérience de l’AMASA 2025 à Rabat, au Maroc.
Sa participation à la Réunion des Académies Africaines des Sciences (AMASA) 2025 à Rabat s’est révélée à la fois inspirante et riche en réflexions. Réunissant scientifiques, décideurs politiques et praticiens du développement venus d’Afrique et d’ailleurs, la rencontre a constitué une plateforme précieuse pour examiner certains des défis les plus pressants du continent, notamment la sécurité de l’eau, la transition énergétique propre et les liens de plus en plus importants entre ces deux enjeux.
Les participants ont engagé des discussions approfondies et partagé diverses perspectives sur les approches scientifiques du développement durable. Les débats ont mis en évidence le rôle essentiel des politiques fondées sur des preuves et l’importance croissante de la collaboration pour relever les défis complexes et interconnectés auxquels les sociétés africaines sont confrontées.
Ce qui a distingué l’AMASA 2025 n’était pas seulement la qualité des échanges scientifiques, mais aussi l’esprit de partenariat qui a animé l’événement. Des experts issus de différentes disciplines et régions se sont réunis autour de préoccupations communes, favorisant un dialogue constructif et renforçant les réseaux de coopération scientifique sur le continent.
Les progrès du Maroc dans les domaines des énergies renouvelables et de l’innovation en matière d’eau ont constitué un cadre particulièrement pertinent pour ces discussions. Ils ont rappelé que nombre des solutions recherchées par l’Afrique sont déjà développées et mises en œuvre sur le continent.
Pour la Dr. Dukhi, l’une des principales leçons tirées de la rencontre est la valeur de l’action collective entre les académies africaines des sciences. L’AMASA 2025 a démontré l’impact qui peut être obtenu lorsque les institutions scientifiques du continent travaillent ensemble, partagent leurs connaissances et défendent d’une seule voix les enjeux stratégiques.
Dossiers des Academies Membres
MAST : La science au service de la société — Un parcours de croissance, d’impact et de leadership régional
Lorsque la Mauritius Academy of Science and Technology (MAST) a été créée en 2007, elle poursuivait une vision claire : mettre la science et la technologie au service du développement national. Son adhésion au NASAC en 2009 a marqué le début d’un parcours transformateur qui a fait de l’Académie une voix régionale influente dans le conseil scientifique et le dialogue politique.
Grâce à un premier financement de renforcement des capacités du NASAC, le MAST a établi un Secrétariat fonctionnel et lancé une lettre d’information destinée à sensibiliser les parties prenantes et à promouvoir la culture scientifique.
Par l’intermédiaire du NASAC, le MAST a participé à des dialogues de haut niveau et à des projets continentaux, contribuant notamment aux publications « Exploiter la biotechnologie agricole moderne » (2015) et « Sécurité alimentaire et nutrition en Afrique » (2017).
Le MAST a également accueilli des conférences internationales majeures, notamment la Conférence sur la gestion de l’eau en Afrique en 2012 et le Symposium sur le changement climatique en 2016 consacré aux Petits États Insulaires en Développement.
En 2024, un deuxième financement de renforcement des capacités du NASAC a permis au MAST de produire deux livrets de politiques publiques : Améliorer la production végétale et animale à Maurice et Le rôle du secteur de la pêche dans la sécurité alimentaire.
À l’approche de son 20e anniversaire en 2027, le MAST continue d’incarner sa devise : « La science et la technologie au service de la société ». Son évolution témoigne de la valeur transformatricee de son adhésion au NASAC, qui a renforcé ses capacités institutionnelles, élargi ses réseaux et amplifié la voix scientifique de Maurice sur la scène africaine.
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Le Réseau des Académies africaines des Sciences (NASAC) a été créé le 13 décembre 2001 à Nairobi, au Kenya, et est actuellement le réseau affilié de l’InterAcademy Partnership (IAP) en Afrique.
Le NASAC est un réseau d’académies des sciences d’Afrique créees sur la base du mérite, qui aspire à faire entendre la « voix de la science » aux décideurs politiques et aux responsables de l’élaboration des politiques à l’intérieur et à l’extérieur du continent. Le NASAC se consacre au renforcement des capacités des académies nationales des sciences existantes et se fait le champion de la cause de la création de nouvelles académies là où il n’en existe pas.
En janvier 2023, le NASAC se composait des trente (30) membres suivants :
- African Academy of Sciences (AAS)
- Algerian Academy of Science and Technology (AAST)
- National Academy of Sciences, Arts and Letters of Benin (ANSALB)
- Botswana Academy of Sciences (BAS)
- The National Academy of Sciences, Arts and Letters of Burkina Faso (ANSB)
- Burundi Academy of Sciences and Technology (BAST)
- Cameroon Academy of Sciences (CAS)
- National Academy of Sciences and Technologies of Congo (ANSTC)
- Congolese Academy of Sciences (ACCOS) Democratic Republic of the Congo
- Academy of Sciences, Arts, Cultures of Africa and African Diasporas (ASCAD), Cote d’Ivoire
- Academy of Scientific Research and Technology (ASRT), Egypt – Provisional Member
- Kingdom of Eswatini Academy of Sciences (KEAS) – Provisional Member
- Académie des Sciences du Mali (ASM)
- Académie des Sciences du Guinée (ASG)
- Ethiopian Academy of Science (EAS)
- Ghana Academy of Arts and Sciences (GAAS)
- Kenya National Academy of Sciences (KNAS)
- Madagascar’s National Academy of Arts Letters and Sciences
- Mauritius Academy of Science and Technology (MAST)
- Hassan II Academy of Science and Technology in Morocco
- Academy of Sciences of Mozambique (ASM)
- Nigerian Academy of Science (NAS)
- Rwanda Academy of Sciences (RAS)
- Academy of Sciences and Techniques of Senegal (ANSTS)
- Academy of Science of South Africa (ASSAf)
- Sudanese National Academy of Science (SNAS)
- Tanzania Academy of Sciences (TAS)
- National Academy of Sciences, Arts and Letters of Togo (ANSALT)
- Tunisia Academy of Sciences Arts and Letters
- Uganda National Academy of Sciences (UNAS)
- Zambia Academy of Sciences (ZaAS)
Membres affiliés – Académies Nationales des Jeunes (NYA)
Cameroon Academy of Young Scientists
Académie des Sciences pour les Jeunes en République Démocratique du Congo (ASJ-RDC)
Ghana Young Academy (GhYA)
Benin Young Academy of Science
The Nigerian Young Academy
South African Young Academy of Science (SAYAS)
Sudanese Academy of Young Scientist (SAYS)
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