NASAC

AMASA 2025 : Faire progresser l’eau et l'hydrogène vert en Afrique

La réunion annuelle 2025 des Académies Africaines des Sciences (AMASA 2025) s’est tenue les 19 et 20 novembre 2025 à Rabat, au Maroc, sous l’égide de l’Académie Hassan II des sciences et des technologies. Le thème était : « L’eau et l’hydrogène vert – Voies scientifiques pour le développement durable en Afrique ».

Plus de 60 experts ont participé à cette réunion, dont 25 représentants d’académies scientifiques africaines, ainsi que des universitaires, des décideurs politiques et des partenaires au développement. À travers des panels multidisciplinaires et des sessions interactives, les participants ont exploré des solutions innovantes

 Les sessions se sont focalisées sur quatre objectifs clés :

  • Faire progresser la science : analyser les avancées dans la gestion des ressources en eau et les technologies de l’hydrogène
  • Politique et gouvernance : élaborer des cadres cohérents pour soutenir des systèmes énergétiques et hydriques
  • Renforcement des capacités : renforcer les écosystèmes d’éducation, de recherche et d’innovation.

Partenariats : favoriser la collaboration entre les académies scientifiques africaines, les organismes internationaux et l’industrie

Mot du Président

Président (novembre 2019 – novembre 2025)

Lorsque je repense à l’AMASA 2025 à Rabat, je suis rempli de gratitude et de fierté. Ce rassemblement d’académies, de scientifiques, de décideurs politiques et de partenaires africains a une fois de plus démontré le pouvoir de la collaboration et le rôle central de la science dans l’avenir de notre continent.

Après avoir accompli deux mandats en tant que président du NASAC, l’AMASA 2025 a été ma dernière AMASA dans cette fonction. Diriger ce réseau a été l’un des plus grands honneurs de ma vie professionnelle. Ensemble, nous avons renforcé la coopération entre les académies, fait entendre notre voix collective dans les forums régionaux et mondiaux et défendu des politiques fondées sur des données probantes à travers l’Afrique.

Je suis particulièrement fier des progrès que nous avons accomplis en matière de renforcement des capacités, d’engagement scientifique et politique et de promotion de la prochaine génération de chercheurs africains. Ces réalisations reflètent non seulement le dévouement de nos académies membres, mais aussi la vision commune d’un continent où la science est le moteur du développement durable, de l’innovation et de la prospérité.

Au moment où je quitte mes fonctions, je tiens à adresser mes sincères félicitations au nouveau bureau du NASAC. Je suis convaincu que sous sa direction, le NASAC continuera à gagner en influence, en impact et en pertinence. Bien que mon mandat soit terminé, mon engagement envers le réseau et la science africaine reste inébranlable, et je me réjouis de soutenir le NASAC de toutes les manières possibles.

Prof. Mahouton Norbert Hounkonnou

Président du NASAC

Activités et événements

Élection du nouveau bureau du NASAC

Une nouvelle équipe de direction a été élue pour diriger le Réseau des Académies Africaines des Sciences (NASAC) lors de l’Assemblée générale qui s’est tenue à Rabat, au Maroc. Les académies membres ont élu un nouveau bureau qui guidera l’orientation stratégique du NASAC, renforcera la coopération scientifique à travers le continent et fera progresser l’élaboration de politiques fondées sur des données probantes.

Le nouveau bureau du NASAC est composé comme suit :

Prof. Ekanem Ikpi Braide (Nigéria) – Président

Prof. Ishmael B. Masesane (Botswana) – Secrétaire général

 Prof. Rajae El Aouad (Maroc) – Vice-président, Relations internationales et affaires scientifiques

Prof. Ratemo Michieka (Kenya) – Trésorier

Prof. Grace B. Kyomuhendo (Ouganda) – Vice-présidente, Examen des politiques et administration

Prof. Murray Leibbrandt (Afrique du Sud) – Vice-président, Mobilisation des ressources et développement

Cette élection a marqué une étape importante dans la poursuite des efforts du NASAC pour promouvoir l’excellence scientifique et encourager la recherche collaborative à travers l’Afrique. Le nouveau bureau réunit des universitaires et des dirigeants éminents dont l’expertise collective devrait jouer un rôle central dans la réalisation de la mission du NASAC

Activités et événements

Dialogue politique sur les femmes scientifiques africaines, moteurs de la diplomatie scientifique en temps de crise

Le Réseau des Académies Africaines des Sciences (NASAC), par l’intermédiaire de son groupe de travail « Women for Science » (WfS), a organisé un dialogue politique virtuel de haut niveau le 12 novembre 2025 sur le thème « Les femmes scientifiques africaines, moteurs de la diplomatie scientifique en temps de crise ». Cet événement, qui a attiré 58 participants de tout le continent et au-delà, s’est concentré sur la présentation et l’affinement des principales conclusions d’une prochaine publication du NASAC sur le même thème.

En ouvrant la session, le président du NASAC, le professeur Norbert Hounkonnou, a souligné l’importance stratégique de cette publication, notant qu’elle documente les expériences vécues et les contributions marquantes des femmes scientifiques africaines engagées dans la recherche, la politique et la coopération internationale. Il a souligné que le dialogue offrait une plateforme opportune pour impliquer les parties prenantes, y compris les acteurs du secteur privé, et tracer des voies politiques pratiques pour renforcer les écosystèmes scientifiques sensibles au genre en Afrique.

La session a été marquée par une présentation approfondie du rapport par le Dr Dikabo Mogopodi, coprésidente du groupe de travail WfS. Elle a mis en avant l’objectif central de la publication : établir des ponts entre la science, la politique et la diplomatie

tout en amplifiant la voix des femmes scientifiques africaines. Le Dr Mogopodi a félicité le groupe de travail pour avoir développé une ressource qui non seulement célèbre l’excellence, mais propose également des stratégies concrètes pour un leadership scientifique inclusif

Activités et événements

La Directrice Exécutive du NASAC représente l'Afrique au Dialogue mondial sur l'éducation et le développement à Bogotá

Le troisième dialogue interrégional sur l’éducation et le développement s’est tenu à Bogotá, en Colombie, réunissant plus de 400 représentants de 76 pays. Parmi les délégués de marque figurait le Dr Jackie Kado, directrice exécutive du Réseau des Académies Africaines des Sciences  (NASAC), qui a apporté une contribution importante au dialogue mondialsur l’avenir de l’éducation et du développement durable.

Organisé par Obreal, ce dialogue s’est imposé comme une plateforme de premier plan pour la coopération entre les régions du Sud. L’édition de cette année a examiné la manière dont les systèmes éducatifs du monde entier s’adaptent aux changements technologiques rapides, aux inégalités et à l’évolution des demandes du marché du travail. Elle a également exploré la manière dont les partenariats interrégionaux peuvent conduire à des réformes significatives, en particulier dans les pays en développement.

Pendant trois jours, les délégués ont participé à des discussions de haut niveau portant sur la transformation numérique dans l’éducation, les parcours d’apprentissage inclusifs, le développement des compétences pour les économies vertes et numériques, l’engagement des jeunes, ainsi que l’importance d’une élaboration des politiques fondée sur des données probantes.

Le Dr Kado a souligné le rôle constant du NASAC dans la promotion de solutions fondées sur la science et la mise en avant des perspectives africaines dans les forums politiques mondiaux. Ses interventions ont mis en évidence les contributions des académies des sciences au renforcement des capacités, à la collaboration régionale et au renforcement de l’interface entre la recherche, l’éducation et la planification du développement.

Activités et événements

Académie congolaise des sciences (ACCOS), RDC

Un nouveau chapitre s’ouvre avec l’intronisation de nouveaux membres de l’ACCOS

L’Académie congolaise des sciences (ACCOS) a franchi une étape majeure avec l’intronisation de nouveaux membres lors d’une cérémonie solennelle organisée à Lubumbashi. L’événement a réuni de hautes autorités, notamment le gouverneur de la province, le recteur de l’Université de Lubumbashi, ainsi que d’éminents académiciens. Cette cérémonie a mis en lumière le rôle central de la science et du savoir dans la construction de l’avenir de la République démocratique du Congo.

S’exprimant au nom des lauréats, le professeur A. Léonard Santedí Kinkupu a exprimé sa profonde gratitude pour l’honneur qui leur est fait de rejoindre l’Académie. Il a souligné que l’adhésion à l’ACCOS est à la fois un privilège et une responsabilité. « Être académicien, c’est consacrer sa vie à la recherche, à la quête de la vérité et de la beauté, et au service de l’humanité », a-t-il déclaré.

Fondée en mars 2021 sous le patronage du Président de la République, l’ACCOS a pour mission de promouvoir le progrès scientifique, technologique, culturel et éthique à l’échelle nationale. L’Académie rassemble des experts issus de disciplines variées telles que la médecine, l’ingénierie, la littérature, la philosophie et l’anthropologie, constituant ainsi un pôle unique d’excellence intellectuelle congolaise.

Le professeur Santedí a également rappelé que l’ACCOS se veut une force de proposition face aux défis sociétaux majeurs et un véritable laboratoire d’idées au service de la transformation nationale. Il a insisté sur la nécessité d’investir durablement dans le capital humain, la recherche et l’innovation, qu’il a qualifiés de véritables boussoles pour guider la République démocratique du Congo vers le progrès socio-économique.

« La République démocratique du Congo a besoin d’un grand souffle de renouveau, ancré dans des valeurs intellectuelles, morales et spirituelles », a-t-il conclu. « L’Académie doit être le levier qui aidera notre nation à occuper la place qui lui revient en tant que phare du savoir et du progrès en Afrique. »

Avec l’intronisation de ses nouveaux membres, l’ACCOS réaffirme son rôle d’institution clé du développement national et de porte-voix du leadership scientifique et éthique dans la région.

Académie des sciences, des arts et des cultures d'Afrique et des diasporas africaines (ASCAD) – Côte d'Ivoire

Actualités sur la direction et évènements à venir

  • Le professeur Yao Thomas N’Guessan, professeur de chimie organique, a été nommé président de la commission des finances de l’ASCAD.
  • Conférence publique : le professeur Kanvaly FADIGA a donné une conférence sur « L’éducation et les valeurs » le 26 novembre
  • Événement à venir : l’ASCAD organisera les 4e Journées de promotion scientifique en Côte d’Ivoire occidentale, du 3 au 5 décembre 2025, sur le thème : « Science, innovation et développement durable ; défis et perspectives pour la Côte d’Ivoire occidentale ».

 

Activités et événements

Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB)

Programme de renforcement des capacités 2025 NASAC–IAP

Dans le cadre du programme de renforcement des capacités NASAC-IAP 2025,  le projet intitulé « Communication scientifique et traduction des résultats de recherche en recommandations politiques », conçu par une équipe pilotée par l’Académicien Ambaliou Sanni avec la contribution des Professeurs Achille E. Assogbadjo et Souaïbou Farougou, et soumis par l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) avec pour objectif principal de renforcer les capacités de ses membres et de ses structures affiliées dans la production de documents stratégiques à destination des décideurs publics, a été sélectionné.

La mise en œuvre du projet a consisté en un atelier de formation au siège de l’ANSALB à Cotonou, en une session unique du 06 au 10 octobre 2025, pour 28 auditeurs inscrits. Il a été animé par les Professeurs Didjoho Joseph Hounhouigan et Adam Ahanchede, avec l’appui du facilitateur Professeur G.A. Mensah. Les modules développés sont : – Module 1: Répertoire des documents stratégiques pour la décision publique – Module 2: Élaboration de documents non décisionnels (synthèse bibliographique, rapports techniques, notes de politique, etc.) – Module 3: Élaboration de documents décisionnels (fiches au Ministre ou Président, projets de décisions, communication en conseil des ministres, etc.).

L’atelier a été un franc succès au regard de la qualité des échanges, de l’implication des participants et de la richesse des contenus. Il a permis de combler des lacunes importantes en matière de communication stratégique des résultats scientifiques. Tous les participants ont manifesté un grand intérêt pour les thématiques abordées, ce qui s’est traduit par une forte participation aux discussions, aux exercices de groupe, et une qualité notable des productions en fin d’atelier.

Il est recommandé de : i) Répliquer l’initiative dans les universités et centres de recherche, ii) Capitaliser les supports produits pour un usage au-delà de l’ANSALB, iii) Intégrer ce type de formation dans le parcours des jeunes chercheurs.  Voir plus

Colloque sur les femmes écrivaines béninoises

La Commission permanente Communication, Art et Culture de l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) en partenariat avec l’Institut National de la Femme (I.N.F), a organisé les jeudi 23 et vendredi 24 octobre 2025 au siège de l’Institut National de la Femme un Colloque sur les femmes écrivaines et auteures du Bénin. Le thème est : « Voix et regards des femmes béninoises». L’objectif de l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) en initiant ce colloque est de rendre ce champ de connaissances accessible à tous les béninois afin de faire connaitre notre passé historique et notre patrimoine culturel commun. Ce colloque a été aussi l’occasion pour l’ANSALB d’insister sur la nécessité de la valorisation des œuvres produites par les femmes et de faire la promotion des productions littéraires et artistiques des compatriotes béninoises. Voir plus                     

   Atelier sur les plantes oléagineuses indigènes

L’ANSALB à travers sa Commission permanente Agriculture, Elevage et Pêche, Foresterie et Arboriculture a organisé un atelier de formation sur « les plantes oléagineuses autochtones du Bénin : une opportunité pour la sécurité alimentaire et la dynamisation de la filière des huiles locales », les 3 et 4 novembre 2025 à Grand-Popo. Comme l’a souligné le Président de la Commission, l’académicien Mansourou Moudachirou, la valorisation des plantes oléagineuses autochtones s’impose comme une voie stratégique dans un contexte de forte dépendance du Bénin aux importations d’huiles alimentaires et de recherche de solutions endogènes face aux vulnérabilités climatiques, économiques et nutritionnelles. Cet atelier qui a réuni les acteurs du monde scientifique, institutionnel, privé et communautaire a permis de dresser un état des lieux actualisé de la diversité des espèces, des potentialités nutritionnelles et thérapeutiques des huiles, de leurs usages traditionnels ainsi que des enjeux liés à leur intégration dans les systèmes de production durables. Au terme de l’atelier, des recommandations concrètes pour la structuration des filières, la valorisation économique, la sensibilisation des consommateurs et la mise en place d’un cadre stratégique national ont été faites.

Voir plus                    

 

Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement

Instituée par l’UNESCO, la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, célébrée chaque 10 novembre, vise à sensibiliser le public au rôle crucial de la science dans la construction de sociétés plus durables, inclusives et pacifiques. L’ANSALB, à l’instar des autres communautés scientifiques a contribué à la célébration de cette journée en organisant, le lundi 10 novembre 2025 de 14 heures à 18 heures, sur le Campus d’Abomey-Calavi, une table ronde sur le thème « Science, paix et gouvernance mondiale : Comment la science peut-elle contribuer à la prévention des conflits, à la médiation internationale et à la résilience collective ? » Co-organisé par la Commission permanente Education et Ethique de l’ANSALB et l’Institut français de Recherche pour le Développement (IFRD), cette table ronde a regroupé des scientifiques et universitaires, des décideurs politiques et diplomatiques, des membres d’Organisations internationales et régionales (UNESCO, UA, UE, TWAS, etc.), des représentants du secteur privé, des ONG et de la société civile, des étudiants, jeunes chercheurs et journalistes scientifiques. La Coordination scientifique a été assurée par l’Acad. Prof.  Mahouton Norbert HOUNKONNOU, Président du Réseau des académies africaines des sciences et Dr Stéphanie DOS SANTOS, Représentante de l’IRD au Bénin, au Ghana, au Nigéria et au Togo. Voir plus                     

 

Atelier sur l’information climatique au service du développement

La Commission permanente Climat et environnement de l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB) a organisé du 26 au 28 novembre 2025 au campus de l’Université d’Abomey-Calavi, un séminaire sur le thème « Informations climatiques au service du développement au Bénin ». Ce séminaire d’information et de réflexion sur les types de produits et d’informations à mettre à la disposition des communautés leur permettra non seulement d’atténuer les impacts négatifs du changement climatique, mais aussi de tirer parti des opportunités qui peuvent s’offrir au Bénin.  L’information climatique est une ressource précieuse de prise de décision et de planification en matière d’adaptation et de résilience. En termes de pertinence pour le Plan stratégique de développement de l’ANSALB, cet atelier vise à assurer la diffusion de l’information scientifique au profit des populations pour un développement durable. Voir plus                     

Activités et événements

Académie malgache des lettres, des arts et des sciences

Comment l’adhésion au NASAC renforce la voix scientifique de Madagascar

Depuis plus d’un siècle, l’Académie malgache des lettres, des arts et des sciences est un phare de la vie intellectuelle et culturelle à Madagascar. Mais ces dernières années, une transformation silencieuse s’est opérée, façonnée par l’adhésion de l’Académie au Réseau des Académies Africaines des Sciences (NASAC).

L’adhésion au NASAC a ouvert de nouveaux horizons à l’Académie, permettant aux chercheurs malgaches d’accéder à une communauté scientifique africaine et mondiale plus large. Grâce à ce réseau, l’Académie a  dépassé  son

orientation nationale traditionnelle pour s’engager dans des

priorités de recherche communes qui couvrent tout le continent, de la biodiversité et du développement durable à la politique scientifique et à l’éducation.

« Notre collaboration avec le NASAC nous a rendus plus visibles, plus connectés et plus conscients des défis scientifiques auxquels l’Afrique dans son ensemble est confrontée », a déclaré un représentant de l’Académie malgache. « Cela a changé la façon dont nous percevons notre rôle en tant qu’académie nationale. »

L’un des effets les plus immédiats a été l’accès à de nouvelles informations et opportunités. Grâce aux mises à jour régulières et aux appels à participation du NASAC, les membres de l’Académie ont pu découvrir des subventions, des prix et des projets de collaboration internationaux. Récemment, l’un des membres à part entière de l’Académie a posé sa candidature pour le prix TWAS-Atta-ur-Rahman 2025 en chimie, une opportunité découverte grâce aux canaux du NASAC.

Au-delà des avantages individuels, l’adhésion au NASAC a renforcé l’Académie sur le plan institutionnel. Elle a encouragé l’intégration de l’anglais, langue de travail du NASAC, aux côtés du malgache et du français, élargissant ainsi la capacité de communication de l’Académie et la positionnant pour un engagement accru dans les dialogues africains et mondiaux.

La participation aux ateliers de renforcement des capacités et aux discussions politiques du NASAC a également aidé l’Académie à aligner son orientation stratégique sur les priorités continentales. L’exposition à des thèmes tels que les conseils scientifiques aux gouvernements, la résilience climatique et l’innovation dans l’enseignement supérieur a inspiré une nouvelle réflexion au sein de l’institution, favorisant une approche plus ouverte sur l’extérieur et axée sur le partenariat.

Pour un pays souvent considéré comme géographiquement isolé, l’adhésion au NASAC a servi de pont essentiel, reliant la communauté scientifique malgache à ses homologues à travers l’Afrique. Grâce au NASAC, l’Académie malgache a non seulement gagné en visibilité, mais aussi renforcé son sentiment d’appartenance à un mouvement continental qui fait progresser la science au service du développement.

« Faire partie du NASAC nous rappelle que notre travail à Madagascar contribue à quelque chose de plus grand dans le progrès collectif de la science africaine », a ajouté le représentant de l’Académie.

Pour l’avenir, l’Académie malgache envisage de renforcer sa collaboration avec d’autres académies africaines, de développer des projets communs, d’encadrer de jeunes scientifiques et de partager des connaissances qui reflètent à la fois le patrimoine unique de Madagascar et l’avenir scientifique commun de l’Afrique.

Grâce au NASAC, l’Académie malgache ne travaille plus de manière isolée. Elle fait partie d’un réseau qui renforce, relie et amplifie les voix scientifiques africaines, y compris celles de Madagascar.

Académie Algérienne des Sciences et Technologie (AAST)

L’AAST place Alger sur la carte scientifique : l’impact de l’accueil  d’AMASA 2024

Lorsque la communauté scientifique africaine s’est réunie à Alger pour la réunion annuelle des académies scientifiques africaines (AMASA 2024), la ville s’est imposée comme un

centre continental d’échange de connaissances et de collaboration scientifique. Du 26 au 28 novembre 2024, plus de 150 délégués venus de toute l’Afrique et d’ailleurs se sont réunis autour du thème « Ressources, science et technologie pour le développement en Afrique ».

Pour l’Académie algérienne des sciences et technologies (AAST), accueillir AMASA 2024 n’était pas seulement une responsabilité prestigieuse, mais aussi une démonstration forte

de l’engagement de l’Algérie en faveur de l’ , de la science, de l’innovation et de la solidarité régionale.

Une réunion placée sous le signe de l’innovation, de la perspicacité et de la collaboration

Les participants ont décrit AMASA 2024 comme l’un des rassemblements les plus enrichissants de ces dernières années, réunissant des expertises diverses dans trois grands domaines scientifiques :

1.   One Health et l’avenir de la science numérique en Afrique

Les délégués ont exploré comment l’IA, la modélisation mathématique, la biotechnologie et les plateformes de santé numériques sont en train de remodeler la gestion et la prévention des maladies. L’un des moments forts a été la présentation d’une plateforme de santé numérique pour la drépanocytose, ainsi que les discussions sur la nanotechnologie pharmaceutique utilisant des biopolymères naturels tels que la gomme arabique, qui ont mis en évidence l’ingéniosité et le potentiel scientifiques croissants de l’Afrique.

2.   Risques naturels, réalités climatiques et résilience humaine

Les sessions consacrées aux risques naturels ont abordé la vulnérabilité croissante de l’Afrique aux catastrophes environnementales, des tremblements de terre aux crises climatiques. Les experts ont souligné la nécessité de mettre en place des systèmes d’alerte précoce multirisques, d’améliorer la préparation aux catastrophes et de mieux intégrer la recherche scientifique. Les effets des changements environnementaux sur la santé mentale ont également été au centre des débats, mettant en évidence des dimensions souvent négligées de la résilience.

3.   Mobiliser les talents scientifiques et les ressources communes de l’Afrique

Le renforcement de la formation postuniversitaire, des pratiques de recherche éthiques et de la collaboration continentale a occupé une place importante dans les discussions. Les délégués ont exprimé leur soutien sans réserve à la création d’une installation synchrotron continentale et ont réaffirmé le rôle de la science ouverte en tant que moteur de l’innovation, de la coopération et du développement des capacités.

Les événements parallèles, notamment les sessions sur la viabilité financière des académies et les ateliers sur la science ouverte pour One Health et la résilience aux risques naturels, ont fourni des outils et des stratégies pratiques que les participants ont largement salués pour leur pertinence et leur utilité.

Réflexion de l’AAST : une étape importante pour l’Algérie et le continent Pour l’académie hôte, AMASA 2024 était plus qu’une réunion scientifique, c’était un moment décisif.

L’AAST a décrit l’organisation de cette réunion comme « un honneur et une expérience profondément significative qui a célébré l’excellence scientifique africaine et réaffirmé nos aspirations communes pour un continent résilient et axé sur le savoir ».

 L’Académie a souligné l’enthousiasme des délégués venus à Alger, qu’il s’agisse de scientifiques chevronnés élaborant des politiques ou de chercheurs en début de carrière apportant des idées nouvelles. Selon l’AAST, le succès de la réunion a été renforcé par le soutien fort du NASAC et des partenaires internationaux.

Voir Alger se transformer en un centre de dialogue scientifique a réaffirmé la conviction de l’AAST dans le pouvoir de la diplomatie scientifique, de l’échange ouvert des connaissances et de l’unité continentale. Ces piliers soulignés par l’Académie sont essentiels pour le développement durable de l’Afrique.

«AMASA 2024 laisse un héritage durable », a déclaré l’AAST. « Elle a renforcé les partenariats, inspiré de nouvelles collaborations et renforcé la confiance dans les capacités scientifiques et l’avenir de l’Afrique. »

 

Un moment continental mémorable

À l’issue d’AMASA 2024, les délégués ont quitté Alger avec une détermination renouvelée à faire progresser la science à travers l’Afrique. Beaucoup ont décrit cette réunion comme un tournant qui a élargi les perspectives, approfondi la coopération et réaffirmé la capacité de l’Afrique à générer des connaissances pour son propre développement.

Pour l’Algérie, et en particulier pour l’AAST, l’accueil d’AMASA 2024 constitue une fierté et une contribution significative au renforcement du paysage scientifique africain.

 

Activités et événements

Mauritius Academy of Science and Technology (MAST)

Promouvoir la science au service de la société — Un parcours marqué par la croissance, l'impact et le leadership régional

 

Lorsque la Mauritius Academy of Science and Technology (MAST) a été créée en 2007, elle avait une vision claire : mettre la science et la technologie au service du développement national. Mais c’est la décision de la MAST de rejoindre le Réseau des Académies Africaines des Sciences (NASAC) en 2009 qui a marqué le début d’un parcours transformateur, qui a élevé l’Académie du statut d’institution locale à celui de voix régionale dans le domaine du conseil scientifique et du dialogue politique.

De la fondation à la croissance

Grâce au soutien initial du NASAC sous la forme d’une subvention pour le renforcement des capacités, la MAST a jeté les bases de sa force institutionnelle en mettant en place un secrétariat fonctionnel et en lançant un bulletin d’information afin d’impliquer les parties prenantes et de promouvoir la sensibilisation à la science à l’échelle nationale. Ces mesures ont renforcé à la fois la visibilité et la crédibilité de l’Académie, deux éléments essentiels pour influencer la politique nationale.

Leadership régional grâce à la collaboration

Grâce au NASAC, le MAST a participé à des dialogues de haut niveau et à des projets continentaux qui ont élargi son champ d’action. Il a contribué à des publications influentes telles que « Harnessing Modern Agricultural Biotechnology » (2015) et « Food Security and Nutrition in Africa » (2017), tout en participant à des équipes éditoriales et à des comités d’évaluation par les pairs. Ces expériences ont positionné la MAST comme un contributeur crédible à l’interface entre la science et la politique en Afrique.

Accueillir des dialogues scientifiques mondiaux

La MAST a tiré parti du réseau du NASAC pour organiser des débats scientifiques internationaux à Maurice. La conférence de 2012 sur la gestion de l’eau en Afrique et le symposium de 2016 sur le changement climatique axé sur les petits États insulaires en développement (PEID) ont attiré des participants du monde entier et placé le MAST à l’avant-garde de la collaboration régionale sur les défis environnementaux urgents.

Renforcer les avis scientifiques pour les politiques (2024)

Une deuxième subvention de renforcement des capacités du NASAC a permis au MAST de faire passer ses conseils scientifiques à un niveau supérieur. Il a élaboré deux brochures politiques — Améliorer la production agricole et animale à Maurice et Le rôle du secteur de la pêche dans la sécurité alimentaire — proposant des recommandations pratiques aux décideurs politiques. Le lancement d’un site web remanié a encore élargi sa portée auprès des décideurs, des chercheurs et du grand public.

Perspectives

À l’approche de son 20e anniversaire en 2027, le MAST continue d’incarner sa devise : « La science et la technologie au service de la société ».

Sa croissance et son impact témoignent de la valeur transformatrice de l’adhésion à la NASAC, un partenariat qui a renforcé les capacités institutionnelles du MAST, élargi ses réseaux et amplifié la voix scientifique de Maurice sur la scène africaine.

Le Réseau des Académies africaines des Sciences (NASAC) a été créé le 13 décembre 2001 à Nairobi, au Kenya, et est actuellement le réseau affilié de l’InterAcademy Partnership (IAP) en Afrique.

Le NASAC est un réseau d’académies des sciences d’Afrique créees sur la base du mérite, qui aspire à faire entendre la « voix de la science » aux décideurs politiques et aux responsables de l’élaboration des politiques à l’intérieur et à l’extérieur du continent. Le NASAC se consacre au renforcement des capacités des académies nationales des sciences existantes et se fait le champion de la cause de la création de nouvelles académies là où il n’en existe pas.

En janvier 2023, le NASAC se composait des trente (30) membres suivants :

  • African Academy of Sciences (AAS)
  • Algerian Academy of Science and Technology (AAST)
  • National Academy of Sciences, Arts and Letters of Benin (ANSALB)
  • Botswana Academy of Sciences (BAS)
  • The National Academy of Sciences, Arts and Letters of Burkina Faso (ANSB)
  • Burundi Academy of Sciences and Technology (BAST)
  • Cameroon Academy of Sciences (CAS)
  • National Academy of Sciences and Technologies of Congo (ANSTC)
  • Congolese Academy of Sciences (ACCOS) Democratic Republic of the Congo
  • Academy of Sciences, Arts, Cultures of Africa and African Diasporas (ASCAD), Cote d’Ivoire
  • Academy of Scientific Research and Technology (ASRT), EgyptProvisional Member
  • Kingdom of Eswatini Academy of Sciences (KEAS) – Provisional Member
  • Académie des Sciences du Mali (ASM)
  • Académie des Sciences du Guinée (ASG)
  • Ethiopian Academy of Science (EAS)
  • Ghana Academy of Arts and Sciences (GAAS)
  • Kenya National Academy of Sciences (KNAS)
  • Madagascar’s National Academy of Arts Letters and Sciences
  • Mauritius Academy of Science and Technology (MAST)
  • Hassan II Academy of Science and Technology in Morocco
  • Academy of Sciences of Mozambique (ASM)
  • Nigerian Academy of Science (NAS)
  • Rwanda Academy of Sciences (RAS)
  • Academy of Sciences and Techniques of Senegal (ANSTS)
  • Academy of Science of South Africa (ASSAf)
  • Sudanese National Academy of Science (SNAS)
  • Tanzania Academy of Sciences (TAS)
  • National Academy of Sciences, Arts and Letters of Togo (ANSALT)
  • Tunisia Academy of Sciences Arts and Letters
  • Uganda National Academy of Sciences (UNAS)
  • Zambia Academy of Sciences (ZaAS)
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