Femmes en Science sans frontières (WISWB)
Faire progresser une diplomatie scientifique inclusive de l’Afrique vers le monde
Femme en Science sans frontières (WISWB) est une initiative mondiale fondée en Egypte par la Professeure Amal Amin, éminente experte en technologie des polymères et en chimie au Centre national de Recherche. Créée avec la vision de mettre la science au service du développement de la société, WISWB promeut une collaboration inclusive, multi et transdisciplinaire ainsi que des partenariats mondiaux équitables comme fondement d’une diplomatie scientifique efficace.
Active dans 92 pays et reconnue par l’UNESCO, WISWB contribue directement aux Objectifs de Développement Durable, notamment l’ODD 5 (Egalité des sexes) et l’ODD 17 (Partenariats pour la réalisation des objectifs). Son origine en Egypte remet en question les modèles traditionnels de diplomatie scientifique dominés par le Nord, démontrant qu’un leadership transformateur peut émerger du Sud global et rayonner à l’échelle internationale.
Au cœur de son action, WISWB propose une plateforme gratuite de mise en réseau reliant les scientifiques aux décideurs politiques, à l’industrie, au secteur privé, aux ONG, aux médias et au grand public. A travers son Forum mondial des femmes en science, organisé notamment en Egypte, en Afrique du Sud, au Brésil et en Irak, l’initiative construit des communautés scientifiques, favorise les partenariats internationaux de recherche et offre des formations en leadership et en diplomatie scientifique.
WISWB a un impact particulier dans les contextes de crise et de conflit, en apportant soutien et visibilité aux scientifiques à risque et réfugiés. En plaidant pour des politiques permettant aux scientifiques déplacés de poursuivre leurs travaux, l’initiative met en avant la science comme plateforme neutre de dialogue, de consolidation de la paix et de coopération là où les processus politiques peuvent échouer.
Grâce à des formations ciblées en communication scientifique, leadership, entrepreneuriat et diplomatie, WISWB dote les scientifiques des compétences nécessaires pour faire le lien entre recherche et politiques publiques. Elle promeut une double identité des scientifiques, à la fois spécialistes et artisans pacifiques du changement, redéfinissant leur rôle face aux défis sociétaux.
L’engagement de la Professeure Amin dans les réseaux scientifiques mondiaux renforce davantage la portée de WISWB, en garantissant la représentation des voix des femmes scientifiques africaines dans les plateformes internationales de diplomatie scientifique.
WISWB constitue un exemple puissant de la manière dont une diplomatie scientifique inclusive et équitable peut promouvoir le développement durable, renforcer le leadership des femmes et positionner la science comme outil de paix et de coopération mondiale. En plaçant la collaboration, la visibilité et le renforcement des capacités au cœur de son action, cette initiative continue de démontrer le rôle transformateur que la science peut jouer dans la promotion de la paix et du progrès partagé.
MOT DE LA PRESIDENTE
Alors que nous entamons une nouvelle année, j’ai le grand plaisir de vous présenter la première édition du Bulletin électronique du NASAC pour 2026.
Ce bulletin reflète le dynamisme et la diversité des activités scientifiques au sein de notre réseau et réaffirme le rôle central des académies dans la réponse aux priorités de développement de l’Afrique.
Dans ce numéro, nous mettons en lumière le travail inspirant de Women in Science Without Borders, fondé par la Professeure Amal Amin. Cette initiative souligne l’importance de la collaboration transfrontalière et de l’autonomisation des femmes dans le domaine scientifique. Nous notons également le lancement en douceur de la publication de la NASAC, African Women Scientists Driving Science Diplomacy in Times of Crisis, tenu le 12 mars 2026. Cette publication met en évidence le rôle essentiel des femmes scientifiques africaines dans l’orientation de la diplomatie scientifique en période de crise.
Nous avons le plaisir de souligner plusieurs développements importants au sein de notre réseau. L’Académie nigériane des sciences a procédé à plusieurs nominations distinguées de professeurs éminents à des postes clés. Parmi celles-ci, je suis personnellement honoré(e) d’avoir reçu le titre de Professeur(e) émérite de l’Université de Calabar. Nous félicitons également nos collègues du Cameroun et de l’Ouganda pour l’élection de nouveaux membres du Conseil. Ces étapes témoignent d’un renouvellement continu et d’un leadership fort au sein de nos académies. Nos académies membres demeurent actives et engagées. Les faits marquants de l’Académie du Bénin illustrent des événements et initiatives à fort impact contribuant au développement national et régional.
Nous sommes profondément attristés par le décès de la Professeure Roseanne Diab, Vice-Présidente de l’Académie des sciences d’Afrique du Sud (ASSAf). Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses collègues ainsi qu’à l’ensemble de la communauté scientifique. Sa vie et son œuvre constituent un hommage durable à son engagement envers la science et le service.
Au cours des derniers mois, nos académies ont continué de faire preuve de résilience et d’engagement. Elles font progresser la recherche, renforcent les institutions, accompagnent la prochaine génération et conseillent les gouvernements sur la base de données probantes.
En tant que NASAC, nous restons déterminés à renforcer la collaboration entre les académies africaines. Nous continuerons à amplifier les voix scientifiques africaines et à promouvoir une science au service des besoins de la société. Je vous encourage à découvrir les articles de ce bulletin. Continuons à œuvrer ensemble pour faire progresser la science au service du développement durable sur le continent.
Nous nous réjouissons d’une année productive et porteuse d’impact.
Prof. Ekanem Braide
Présidente, NASAC
NASAC
Femmes scientifiques africaines à l’avant-garde de la diplomatie scientifique
A une époque où le monde est confronté à des crises imbriquées du changement climatique et des pandémies aux conflits et à l’instabilité socio-économique, les femmes scientifiques africaines émergent comme des actrices influentes de la diplomatie scientifique. Une nouvelle publication du NASAC, « Femmes scientifiques africaines faisant progresser la diplomatie scientifique en temps de crise », met en lumière ces pionnières dont l’expertise scientifique et le leadership façonnent les politiques, favorisent la coopération internationale et promeuvent des solutions inclusives sur le continent.
La publication présente des études de cas convaincantes de femmes scientifiques œuvrant à l’interface entre science, politique et diplomatie, démontrant comment les données scientifiques peuvent éclairer la prise de décision même dans les contextes les plus complexes. Leurs travaux couvrent des domaines essentiels tels que la santé publique, la résilience climatique, la sécurité alimentaire et les technologies émergentes.
Au-delà des réalisations individuelles, le rapport véhicule un message plus profond : l’autonomisation des femmes en science n’est pas seulement une question d’équité, mais un impératif stratégique pour le développement et le rayonnement international de l’Afrique.
La publication réaffirme l’engagement du NASAC en faveur de systèmes scientifiques sensibles au genre et du renforcement du rôle de l’Afrique dans la diplomatie scientifique mondiale à travers un leadership inclusif.
Réunions virtuelles prévues :
Lancement virtuel de la publication WfS – 12 mars 2026
ASBS I : Renforcement de la mobilisation et de la gestion des ressources pour les projets des académies – 26 mars
Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin (ANSALB)
Atelier national sur l’aquaculture au Bénin : Enjeux, défis et perspectives.
Au Bénin, le poisson constitue la principale source de protéines animales pour les populations. Toutefois, la consommation nationale demeure inférieure à la moyenne mondiale, ce qui se traduit par une forte dépendance aux importations. Malgré un potentiel hydrographique considérable, la production aquacole nationale reste insuffisante et structurellement fragile.
La pisciculture béninoise, dominée par l’élevage du tilapia (Oreochromis spp.) et du clarias (Clarias gariepinus), est pratiquée sur l’ensemble du territoire national, avec une concentration plus marquée des exploitations dans les zones méridionales. Les systèmes de production sont variés –étangs, bassins hors sol et cages flottantes – mais reposent encore largement sur des intrants importés, notamment les aliments extrudés. Cette dépendance entraîne des coûts de production élevés et limite la rentabilité des exploitations.
Après une période de croissance soutenue jusqu’en 2019, la production aquacole a connu un net recul sous l’effet combiné de la pandémie de COVID-19 et de la hausse des prix des intrants liée aux crises internationales. Cette situation a conduit à l’abandon de nombreuses exploitations. Les principales contraintes identifiées concernent le coût et la disponibilité des aliments, l’insuffisance d’alevins de qualité, ainsi que la faible diversification des espèces et des souches élevées.
Face à ces défis, le Bénin a engagé plusieurs réformes stratégiques et projets structurants dans le cadre du Plan National de Développement de la filière produits aquacoles, visant à renforcer la production locale, améliorer la compétitivité et assurer la durabilité du secteur.
Dans ce contexte, l’atelier national organisé par l’Académie nationale des Sciences, Arts et Lettres du Bénin a permis -i- d’établir un diagnostic scientifique actualisé de la filière produits aquacoles, -ii- de mettre en évidence les contributions de la recherche et -iii- de co-construire des approches innovantes en faveur d’un développement durable, résilient et mieux adapté aux réalités socio-économiques nationales.
Séminaire sur le thème Analyse socio-anthropologique des perceptions, pratiques et dynamiques sociales face aux risques environnementaux et climatiques au Bénin.
Le Bénin est confronté à une diversité de risques environnementaux et climatiques, notamment les inondations, l’érosion côtière, la dégradation des terres, la salinisation des sols et la variabilité pluviométrique accrue. Ces phénomènes affectent profondément les moyens de subsistance, les systèmes de production, la santé et la cohésion sociale des communautés.
Si les réponses institutionnelles aux risques sont souvent dominées par des approches techniques et sectorielles, les dimensions socio-anthropologiques, telles que les perceptions du risque, les savoirs endogènes, les pratiques culturelles d’adaptation et les dynamiques communautaires, demeurent insuffisamment intégrées dans les politiques publiques. Or, ces dimensions conditionnent largement l’acceptabilité, l’efficacité et la durabilité des stratégies de gestion des risques et d’adaptation au changement climatique.
L’organisation d’un séminaire consacré à l’analyse socio-anthropologique des risques environnementaux et climatiques au Bénin revêt un intérêt majeur à la fois scientifique, stratégique et opérationnel.
Ce séminaire s’inscrit pleinement dans les priorités nationales et internationales du Bénin, notamment la mise en œuvre du Plan National d’Adaptation, des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et des Objectifs de Développement Durable. En mettant l’accent sur les dimensions sociales, culturelles et communautaires des risques, il contribuera à une approche intégrée et durable de la gestion des risques environnementaux et climatiques au Bénin.
Conférence sur l’histoire des réformes agricoles au Bénin : foncier et fertilité des sols.
Cette communication retrace l’évolution des politiques agricoles au Bénin, de la période coloniale aux réformes contemporaines, en mettant l’accent sur deux enjeux structurants du développement rural : le foncier et la fertilité des sols. Elle analyse le rôle central de l’État béninois dans la structuration du secteur agricole, à travers des approches successivement interventionnistes, intégrées puis libéralisées.
L’étude met en évidence les principales étapes des réformes, depuis la création des Centres d’Action Régionale pour le Développement Rural (CARDER) jusqu’à la mise en place des Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA), en passant par les plans stratégiques sectoriels et les réformes institutionnelles majeures. Ces dynamiques traduisent une volonté continue d’adaptation aux contraintes économiques, sociales et environnementales. Toutefois, la persistance de défis tels que l’insécurité alimentaire, l’accès insuffisamment sécurisé au foncier rural et la dégradation progressive de la fertilité des sols souligne les écarts entre les objectifs affichés des politiques publiques et leurs effets concrets sur le terrain. Enfin, la communication insiste sur l’importance de l’évaluation des politiques agricoles comme levier de gouvernance, indispensable pour renforcer la cohérence, l’efficacité et la durabilité des interventions, dans un contexte marqué par les changements climatiques et les transformations globales.
Académie des Sciences du Cameroun
Académie de Science du Nigéria
L’Académie de Science du Nigéria a annoncé plusieurs distinctions et nominations, reflétant la reconnaissance internationale des scientifiques nigérians.
Le Professeur John Anetor a été nommé Conseiller spécial du Conseil de la Société internationale pour le dépistage néonatal en tant que représentant de l’Afrique subsaharienne.
La Professeure Francisca N. Okeke a été honorée par l’Union astronomique internationale par la désignation de l’astéroïde 149831 « Okeke » en reconnaissance de ses contributions remarquables à la science.
Le Professeur Christian Happi a été désigné par TIME, parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde en 2025.
La Professeure Ekanem Ikpi Braide a reçu le titre de Professeure émérite de l’Université de Calabar au Nigeria.
Académie nationale des Sciences d’Ouganda
L’Académie nationale des Sciences d’Ouganda (UNAS) a confirmé la composition de son Conseil pour la période 2025–2028, réunissant une équipe dirigeante issue des sciences sociales, de l’économie, de la communication, des mathématiques, de la médecine et de la santé publique. Le nouveau Conseil reflète un engagement fort envers l’interdisciplinarité, l’égalité des sexes et le développement national.
HOMMAGE
Académie de Science d’Afrique du Sud (ASSAf)
La communauté scientifique africaine est en deuil suite au décès de la Professeure Roseanne Diab, Vice-Présidente de l’Académie de Science d’Afrique du Sud et ancienne Directrice exécutive de l’Académie.
Scientifique distinguée dans le domaine de l’atmosphère et défenseure mondiale de l’égalité des genres en science, Professeure Diab a apporté des contributions majeures à la recherche sur la qualité de l’air, la science du climat, les politiques scientifiques et le leadership institutionnel.
Elle restera dans les mémoires pour son excellence scientifique, sa générosité et son mentorat auprès de générations de scientifiques.
Le Réseau des Académies africaines des Sciences (NASAC) a été créé le 13 décembre 2001 à Nairobi, au Kenya, et est actuellement le réseau affilié de l’InterAcademy Partnership (IAP) en Afrique.
Le NASAC est un réseau d’académies des sciences d’Afrique créees sur la base du mérite, qui aspire à faire entendre la « voix de la science » aux décideurs politiques et aux responsables de l’élaboration des politiques à l’intérieur et à l’extérieur du continent. Le NASAC se consacre au renforcement des capacités des académies nationales des sciences existantes et se fait le champion de la cause de la création de nouvelles académies là où il n’en existe pas.
En janvier 2023, le NASAC se composait des trente (30) membres suivants :
- African Academy of Sciences (AAS)
- Algerian Academy of Science and Technology (AAST)
- National Academy of Sciences, Arts and Letters of Benin (ANSALB)
- Botswana Academy of Sciences (BAS)
- The National Academy of Sciences, Arts and Letters of Burkina Faso (ANSB)
- Burundi Academy of Sciences and Technology (BAST)
- Cameroon Academy of Sciences (CAS)
- National Academy of Sciences and Technologies of Congo (ANSTC)
- Congolese Academy of Sciences (ACCOS) Democratic Republic of the Congo
- Academy of Sciences, Arts, Cultures of Africa and African Diasporas (ASCAD), Cote d’Ivoire
- Academy of Scientific Research and Technology (ASRT), Egypt – Provisional Member
- Kingdom of Eswatini Academy of Sciences (KEAS) – Provisional Member
- Académie des Sciences du Mali (ASM)
- Académie des Sciences du Guinée (ASG)
- Ethiopian Academy of Science (EAS)
- Ghana Academy of Arts and Sciences (GAAS)
- Kenya National Academy of Sciences (KNAS)
- Madagascar’s National Academy of Arts Letters and Sciences
- Mauritius Academy of Science and Technology (MAST)
- Hassan II Academy of Science and Technology in Morocco
- Academy of Sciences of Mozambique (ASM)
- Nigerian Academy of Science (NAS)
- Rwanda Academy of Sciences (RAS)
- Academy of Sciences and Techniques of Senegal (ANSTS)
- Academy of Science of South Africa (ASSAf)
- Sudanese National Academy of Science (SNAS)
- Tanzania Academy of Sciences (TAS)
- National Academy of Sciences, Arts and Letters of Togo (ANSALT)
- Tunisia Academy of Sciences Arts and Letters
- Uganda National Academy of Sciences (UNAS)
- Zambia Academy of Sciences (ZaAS)
Membres affiliés – Académies Nationales des Jeunes (NYA)
Cameroon Academy of Young Scientists
Académie des Sciences pour les Jeunes en République Démocratique du Congo (ASJ-RDC)
Ghana Young Academy (GhYA)
Benin Young Academy of Science
The Nigerian Young Academy
South African Young Academy of Science (SAYAS)
Sudanese Academy of Young Scientist (SAYS)
Feedback Form
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.
Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Ut elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.